Une Isarienne à la Semaine Fédérale

ARCHIAC
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COGNAC en Charente, Cognac ville où naquit François Ier,  pays  de la liqueur du même nom et de l’apéritif le pineau blanc ou rouge.
De la ville, je n’ai fait que la traverser pour me rendre au village fédéral, du cognac je n’en ai pas goûté. Je n’ai pas visité le château de Lignères où se trouve la plus grande distillerie d ’Europe et  où avait lieu le pique-nique traditionnel du jeudi.
Par contre si vous dîniez au village fédéral, vous était offert chaque soir un « dé à coudre » de pineau rouge ou blanc à votre choix. Ma foi ce n’était pas désagréable et j’en ai profité.
Des parcours je garde le souvenir d’un pays de champs et de vignes, de routes parfois bordées de hauts murs derrière lesquels se cachaient les demeures des exploitants viticoles.

Les dénivelées pour des  parcours de 50 à 150 kilomètres au choix ne dépassaient guère 500 m de dénivelé pour 100 kilomètres sauf le lundi, 1000 mètres pour 100 km. C’était un  relief vallonné avec des successions de montées et de descentes.
Les parcours que j’ai choisis me conduisirent d’abord à l’abbaye de Bassac aujourd’hui désaffectée n’étant pas dans les normes de sécurité. (photo 1 de l’abbaye) et Jarnac où est enterré François Mitterand, mais pas à Angoulême trop éloigné.
Les jours suivants passage à Matha (photo2) puis à l’abbaye d’Aulnay de Saintonge (photo 3). Beaucoup de cyclos se sont arrêtés et ont écouté avec intérêt le guide. Ce guide, des femmes de cyclos ont suivi sa visite le lendemain. Il était intarissable et elles ne pouvaient s’en détaché.
Mercredi matin le ciel est sombre. A 8 heures du matin il pleut des cordes. Quelques cyclos se hasardent à partir. Patience, un quart d’heure plus tard une éclaircie paraît à l’horizon. C’est bon, il ne pleuvra pas de la journée. Il fera même chaud. Passage à Pons  ancienne hôtellerie sur la route de saint Jacques de Compostelle et où se trouve le point d’accueil.
Le jeudi grand pique-nique au château de Lignières.
Je continue le vendredi. Il semble qu’il ait moins de monde sur les routes. Arrêt au château d’Archiac et surtout à Gutinières pour prendre une photo car l’église est curieuse.
Samedi dernier jour de la semaine. Décidément je ne vois guère de cyclos. Où sont-ils ? A Saintes je n’ai fait que passer. Des cyclos, sentant quelques gouttes, n’ont pas continué leur route et sont rentrés. D’autres partaient de Saintes (départ décalé) pour rouler jusqu’à Rochefort.
Ce jour-là je ne suis pas allée à Brouage ancien port sur l’atlantique, ni à Rochefort visiter la corderie et voir l’Hermione,  ni à Royan manger des huîtres. Je trouvais les parcours trop longs ou bien il fallait prendre un départ « décalé ». Je n’ai pas fait ce choix.

Ce que j’ai remarqué depuis deux ou trois ans : si vous peinez dans une côte et  n’êtes pas arrivé à passer les plus grosses couronnes vous avez   parfois droit  à des remarques plus ou moins agréables. Dommage!  De même on ne voit plus personne monter des côtes à pied, on ne voit plus de groupes roulant tranquillement. Ceci est certainement dû à la présence des Vélos à Assistance Electrique qui permettent quel que soit l’âge de continuer à pratiquer le vélo. 
Mais une semaine fédérale ne consiste pas uniquement à faire du vélo.
On peut admirer au cours du séjour les décorations réalisées par les habitants. (photos)
C’est aussi l’occasion de rencontrer des cyclos d’autres régions particulièrement pendant les dîners au village fédéral, des bretons, des « loirétains ». Ce dernier fonctionnaire à la mairie d’Orléans n’a pas souhaité préciser sa fonction. Pour lui venant d’une région sans guère de relief il devait trouver la Charente et la Charente maritime bien vallonnées. Rencontre également de canadiens, de britanniques.
(photo les cyclos sur le pont de la charente)
Si vous  logez chez l’habitant, merci à ceux qui nous accueillent, cela permet des échanges, et parfois de garder contact plusieurs années après.

Voilà plusieurs aspects des semaines fédérales